CONSTITUTION DOGMATIQUE
DEI VERBUM
SUR
AVANT PROPOS
1. Quand il écoute religieusement et proclame hardiment la parole de Dieu, le saint Concile obéit aux paroles de saint Jean: " Nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous est apparue: ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons, afin que vous soyez vous aussi en communion avec nous, et que notre communion soit avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ " (1 Jo. 1, 2-3). C'est pourquoi, marchant sur les pas du Concile de Trente et du premier Concile du Vatican, il se propose de présenter la doctrine authentique sur la révélation divine et sa transmission, pour que, grâce à cette proclamation du salut, le monde entier croie en écoutant, espère en croyant, aime en espérant (1) .
CHAPITRE I
Nature et objet de la révélation
2. Il a plu a Dieu, dans sa bonté et sa sagesse, de se révéler lui-même et de faire connaître le mystère de sa volonté (2): par le Christ, Verbe fait chair, les hommes ont, dans le Saint-Esprit, accès auprès du Père, et deviennent participants de la nature divine (3). Ainsi par cette révélation, provenant de l'immensité de sa charité, Dieu, qui est invisible (4), s'adresse aux hommes comme à des amis (5), et converse avec eux (6) pour les inviter à entrer en communion avec lui et les recevoir en cette communion. Cette économie de la révélation se fait par des actions et des paroles si étroitement liées entre elles, que les oeuvres accomplies par Dieu dans l'histoire du salut rendent évidentes et corroborent la doctrine et l'ensemble des choses signifiées par les paroles, et que les paroles proclament les oeuvres et font découvrir le mystère qui s'y trouve contenu. Mais la vérité profonde aussi bien sur Dieu que sur le salut de l'homme, c'est par cette révélation qu'elle resplendit à nos yeux dans le Christ, qui est à la fois le médiateur et la plénitude de la révélation tout entière (7).
La préparation de la révélation évangélique
3. La préparation de la révélation évangélique Dieu, qui par son Verbe créé (8) et conserve toutes choses, présente aux hommes dans le monde créé un témoignage durable de lui-même (cf. Rom. 1, 19-20); voulant ouvrir le chemin du salut éternel, il s'est en outre manifesté dès l'origine à nos premiers parents. Après leur chute, il leur promit une rédemption, leur rendit courage en leur faisant espérer le salut (9); sans arrêt, il montra sa sollicitude pour le genre humain, afin de donner la vie éternelle à tous ceux qui par la constance dans le bien cherchent le salut (10). A l'époque qu'il avait marquée, il appela Abraham pour faire de lui un grand peuple (11); après les Patriarches, c'est par Moïse et les Prophètes qu'il fit l'éducation de ce peuple, pour qu'on le reconnût, lui, comme le seul Dieu vivant et vrai, comme le Père prévoyant et le juge juste, et pour qu'on attendît le Sauveur promis; c'est ainsi qu'à travers les siècles il prépara la route à l'Evangile.
Le Christ achève la révélation
4. Mais après avoir à maintes reprises, et sous diverses formes, parlé jadis par les Prophètes, Dieu, " en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par son Fils " (Héb. 1, 1-2). Il a en effet envoyé son Fils, c'est-à-dire le Verbe éternel qui éclaire tous les hommes, pour habiter parmi les hommes et leur faire connaître les secrets de Dieu (12). Jésus-Christ donc, le Verbe fait chair, envoyé " comme homme aux hommes " (13), parle les paroles de Dieu " (14) et achève l'oeuvre du salut que le Père lui a donnée à faire (15). C'est pourquoi Jésus-Christ - qui le voit, voit aussi le Père (16) - par toute sa présence, par tout ce qu'il montre de lui-même, par ses paroles, par ses oeuvres, par ses signes, par ses miracles, mais surtout par sa mort et sa glorieuse résurrection d'entre les morts, enfin par l'envoi qu'il fait de l'Esprit de vérité, donne à la révélation son dernier achèvement et la confirme par le témoignage divin: Jésus-Christ, c'est Dieu avec nous, pour que nous soyons délivrés des ténèbres du péché et de la mort, et que nous soyons ressuscités pour la vie éternelle. L'économie chrétienne, du fait qu'elle est l'alliance nouvelle et définitive, ne passera donc jamais; il n'y a plus à attendre de nouvelle révélation officielle avant l'apparition dans la gloire, de Notre-Seigneur Jésus-Christ (17).
On doit croire à la révélation
Les vérités révélées
Par la révélation divine, Dieu a voulu se manifester lui-même et communiquer les décrets éternels de sa volonté sur le salut des hommes, " afin de les faire participer aux biens divins, qui dépassera absolument ce que l'esprit humain peut en comprendre " (20). Le saint Concile proclame que " Dieu, principe et fin de tout, peut être connu de façon certaine à partir des choses créées, par la lumière naturelle de la raison humaine " (21); c'est à sa révélation, enseigne le Concile, qu'on doit " que ce qui, dans les choses divines, n'est pas par lui-même inaccessible à la raison humaine, puisse aussi, dans l'état présent du genre humain, être connu par tous facilement, avec une certitude inébranlable, sans aucun mélange d'erreur " (22).
CHAPITRE II
Les Apôtres et leurs successeurs, hérauts de l'Evangile
7. Ce que Dieu avait révélé pour le salut de toutes les nations, il a décidé dans sa très grande bonté de le maintenir à jamais intact et de le transmettre à toutes les générations. Aussi le Christ Seigneur, en qui toute la révélation du Dieu suprême reçoit son achèvement (23), ayant accompli lui-même et proclamé de sa propre bouche l'Evangile promis auparavant par les Prophètes, ordonna à ses Apôtres de le prêcher à tous (24) comme la source de toute vérité salutaire et de toute discipline morale, en leur communiquant les dons divins. L'ordre du Christ a été fidèlement exécuté par les Apôtres qui, dans leur prédication orale, leurs exemples, dans ce qu'ils ont établi, ont transmis soit ce qu'ils avaient reçu de la bouche du Christ, de leurs relations intimes avec lui, de ses oeuvres, soit ce qu'ils avaient appris sous la suggestion du Saint-Esprit; cet ordre a été fidèlement exécuté par ces Apôtres et ces hommes apostoliques qui, sous l'inspiration du même Esprit Saint, ont consigné par écrit le message du salut (25).
Pour que l'Evangile fût gardé à jamais intact et vivant dans
l'Eglise, les Apôtres ont laissé comme successeurs les évêques, auxquels "
ils ont transmis leur propre charge d'enseignement " (26). Cette Tradition
sainte et
8. Aussi la prédication apostolique, rapportée d'une façon spéciale dans les livres inspirés, devait-elle être conservée par une succession continuelle jusqu'à la fin des temps. C'est pourquoi les Apôtres, en transmettant ce qu'ils ont eux-mêmes reçu, avertissent les fidèles de garder les traditions qu'ils ont apprises soit par leurs paroles soit par leurs lettres (28), et de combattre pour la foi (29) qui leur a été transmise une fois pour toutes (30). Ce qui a été transmis par les Apôtres embrasse tout ce qui contribue à diriger saintement la vie du Peuple de Dieu et à accroître sa foi; ainsi l'Eglise, dans sa doctrine, sa vie et son culte, perpétue et transmet à toutes les générations tout ce qu'elle est elle-même, tout ce qu'elle croit.
Cette Tradition qui vient des Apôtres se développe dans l'Eglise sous l'assistance du Saint-Esprit (31): grandit en effet la perception des choses et des paroles transmises, par la contemplation et l'étude qu'en font les croyants qui les gardent dans leur coeur (32), par la pénétration profonde des réalités spirituelles qu'ils expérimentent, par la proclamation qu'en font ceux qui avec la succession épiscopale ont reçu un charisme assuré de la vérité. L'Eglise, à mesure que se déroulent les siècles, tend toujours à la plénitude de la vérité divine, jusqu'à ce que les paroles de Dieu reçoivent en elle leur consommation.
Les propos des Saints Pères attestent la présence vivifiante de cette Tradition, dont les richesses se déversent dans la pratique et la vie de l'Eglise croyante et priante. C'est par la même Tradition que le canon des Saints Livres se fait connaître dans sa totalité à l'Eglise; c'est en elle que les Saintes Lettres elles-mêmes sont comprises de façon plus pénétrante et sont rendues indéfiniment actives; c'est ainsi que Dieu, qui a parié jadis, s'entretient sans arrêt avec l'Epouse de son Fils bien-aimé, et que l'Esprit-Saint, par qui la voix vivante de l'Evangile retentit dans l'Eglise et par l'Eglise dans le monde, introduit les croyants dans tout ce qui est vérité, et fait résider chez eux en abondance la parole du Christ (33).
Rapports mutuels de
9.
Rapport de l'une et de l'autre avec l'Eglise tout entière et le Magistère
10.
Mais la charge d'interpréter authentiquement la parole de Dieu écrite ou transmise (37) a été confiée au seul Magistère vivant de l'Eglise (38), dont l'autorité s'exerce au nom de Jésus-Christ. Ce Magistère n'est pas au-dessus de la parole de Dieu; il la sert, n'enseignant que ce qui a été transmis, puisque, en vertu de l'ordre divin et de l'assistance du Saint-Esprit, il écoute pieusement la parole, la garde religieusement, l'explique fidèlement, et puise dans cet unique dépôt de la foi tout ce qu'il nous propose à croire comme étant divinement révélé.
Il est donc évident que
CHAPITRE III
L'INSPIRATION DIVINE
DE
Inspiration, inerrance de
11. Ce qui a été divinement révélé, et qui est contenu et
exposé dans
Puis donc qu'on doit maintenir comme affirmé par le Saint-Esprit tout ce qu'affirment les auteurs inspirés ou hagiographes, il s'ensuit qu'on doit confesser que les livres de l'Ecriture enseignent nettement, fidèlement et sans erreur, la vérité telle que Dieu, en vue de notre salut, a voulu qu'elle fût consignée dans les Saintes Lettres (44). C'est pourquoi " toute Ecriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser, former à la justice: l'homme de Dieu peut ainsi se trouver accompli, équipé pour toute bonne oeuvre " (2 Tim. 3, 16-17 grec).
Comment il faut interpréter
12. Puisque Dieu parle dans
Pour découvrir l'intention des hagiographes, il faut entre autres choses être attentif aussi " aux genres littéraires ". En effet la vérité est proposée et exprimée de manière différente dans les textes qui sont historiques à des titres divers, dans les textes prophétiques, les textes poétiques, ou les autres sortes de langage. Il faut donc que l'interprète recherche le sens qu'en des circonstances déterminées, l'hagiographe, étant donné les conditions de son époque et de sa culture, a voulu exprimer et a de fait exprimé à l'aide des genres littéraires employés à cette époque (46). Pour comprendre correctement ce que l'auteur sacré a voulu affirmer par écrit, il faut soigneusement prendre garde à ces façons de sentir, de dire ou de raconter, qui étaient habituelles dans le milieu et à l'époque de l'hagiographe, et à celles qui étaient habituellement en usage ça et là à cette époque, dans les relations entre les hommes (47).
Mais comme l'Ecriture Sainte doit être lue et interprétée avec
le même Esprit qui l'a fait écrire (48), pour découvrir correctement le sens
des textes sacrés, il ne faut pas donner une moindre attention au contenu et à
l'unité de l'Ecriture tout entière, compte tenu de
La condescendance de Dieu
13. Dans
CHAPITRE IV
L'ANCIEN TESTAMENT
L'histoire du salut consignée dans les livres de l'Ancien Testament
14. Le Dieu très aimant, envisageant et préparant avec soin le salut du genre humain tout entier, s'est choisi, selon un plan tout particulier, un peuple auquel il confierait ses promesses. Ayant en effet conclu une alliance avec Abraham (51), puis par l'intermédiaire de Moïse avec le peuple d'Israël (52), il s'est révélé de telle manière par des paroles et par des actions comme le Dieu unique, vrai et vivant, au peuple qu'il s'était acquis, qu'Israël connût par expérience quels étaient les cheminements de Dieu avec les hommes, et que, Dieu lui-même parlant par la bouche des Prophètes, il les comprenait de jour en jour plus profond6ment et plus clairement, et les faisait connaître plus largement parmi les nations (53).
L'économie du salut annoncée, racontée et expliquée par les auteurs sacrés, apparaît comme vraie parole de Dieu dans les livres de l'Ancien Testament; aussi ces livres divinement inspirés gardent-ils une valeur perpétuelle: " en effet tout ce qui a été écrit, le fut pour notre instruction, afin que la constance et la consolation que donnent les Ecritures nous procurent l'espérance " (Rom. 15, 4).
Importance de l'Ancien Testament pour les chrétiens
Ces livres, bien qu'ils contiennent des choses imparfaites et provisoires, montrent pourtant la vraie pédagogie divine (56). Aussi ces mêmes livres, qui expriment un sens vivant de Dieu, dans lesquels sont dissimulés des enseignements élevés sur Dieu, une sagesse profitable sur la vie des hommes et de magnifiques trésors de prières, dans lesquels enfin est caché le mystère de notre salut, doivent être reçus avec piété par les chrétiens.
L'unité des deux Testaments
16. Dieu donc, inspirateur et auteur des livres des deux Testaments, s'y est pris si sagement que le Nouveau Testament était caché dans l'Ancien, et que l'Ancien devenait clair dans le Nouveau (57). Car bien que le Christ ait établi une nouvelle alliance en son sang (58), cependant les livres entiers de l'Ancien Testament utilisés dans la prédication évangélique (59) acquièrent et présentent dans le Nouveau Testament leur signification complète (60), et réciproquement l'éclairent et l'expliquent.
CHAPITRE V
LE NOUVEAU TESTAMENT
L'excellence du Nouveau Testament
17. La parole de Dieu, qui est force de Dieu pour le salut de tout croyant (61), est présentée et montre sa puissance d'une façon éminente dans tes écrits du Nouveau Testament. Car dès que fut venue la plénitude des temps (62), le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous plein de grâce et de vérité (63).
Le Christ a instauré sur terre le royaume de Dieu, par ses actes et ses paroles il a révélé son Père et s'est révélé lui-même; par sa mort, sa résurrection et son ascension pleine de gloire, par l'envoi du Saint-Esprit, il a achevé son oeuvre. Elevé au-dessus de la terre, il attire tous les hommes à lui (64), lui qui est seul à posséder les paroles de la vie éternelle (65). Mais ce mystère n'a pas été dévoilé aux autres générations comme il est révélé désormais à ses saints Apôtres et Prophètes, dans le Saint-Esprit (66), pour qu'ils annoncent l'Evangile, suscitent la foi en Jésus, Christ et Seigneur, et rassemblent l'Eglise. Les écrits du Nouveau Testament se présentent comme un témoignage perpétuel et divin de toutes ces choses.
Origine apostolique des Evangiles
18. Il n'échappe à personne que parmi toutes les Ecritures, même du Nouveau Testament, les Evangiles l'emportent à juste titre, du fait qu'ils sont le témoignage principal sur la vie et l'enseignement du Verbe incarné, notre Sauveur.
Que les quatre Evangiles aient une origine apostolique, l'Eglise partout et toujours l'a affirmé et l'affirme. Ce que les Apôtres ont prêché sur l'ordre du Christ, plus tard, eux-mêmes et des hommes apostoliques nous l'ont, sous l'inspiration de l'Esprit divin, transmis dans des écrits qui sont le fondement de notre foi, c'est-à-dire l'Evangile quadriforme, selon Matthieu, Marc, Luc et Jean (67).
Caractère historique des Evangiles
19. De façon ferme et absolument constante, la sainte Mère Eglise a affirmé et affirme que les quatre Évangiles énumérés, dont elle atteste sans hésiter l'historicité, transmettent fidèlement ce que Jésus le Fils de Dieu, pendant qu'Il vivait parmi les hommes, a réellement fait et enseigné en vue de leur salut éternel, jusqu'au jour où il fut enlevé au ciel (68).
Après l'Ascension du Seigneur, les Apôtres ont transmis à leurs auditeurs ce que Jésus avait dit et fait, avec cette intelligence plus profonde dont ils jouissaient (69) eux-mêmes, instruits qu'ils étaient par les événements glorieux du Christ et enseignés par la lumière de l'Esprit de vérité (70). Les auteurs sacrés ont composé les quatre Évangiles, en triant certains détails entre beaucoup de ceux que la parole ou déjà l'écriture avait transmis, en en faisant entrer quelques-uns en une synthèse, ou en les exposant en tenant compte de l'état des églises, en gardant enfin la forme d'une proclamation, afin de pouvoir ainsi toujours nous communiquer des choses vraies et authentiques sur Jésus (71).
Ils les ont écrits dans cette intention, soit d'après leur
propre mémoire, leurs propres souvenirs, soit d'après le témoignage de ceux
" qui furent dès le début témoins oculaires et serviteurs de
Les autres écrits du Nouveau Testament
20. Outre les quatre Evangiles, le Canon du Nouveau Testament comprend aussi les épîtres de saint Paul et d'autres écrits apostoliques rédigés sous l'inspiration du Saint-Esprit; dans ces écrits, en vertu d'un dessein divin plein de sagesse, est confirmé ce qui est dit du Christ Seigneur; sa doctrine authentique est de plus en plus mise en lumière, la force salutaire de l'oeuvre divine du Christ est annoncée, les débuts de l'Église et son étonnante diffusion sont racontés, et sa consommation glorieuse annoncée à l'avance.
Comme il l'avait promis, le Seigneur Jésus fut avec ses Apôtres (73), et il leur envoya l'Esprit-Saint pour les introduire dans la plénitude de la vérité (74) .
Respect de l'Eglise pour les Saintes Ecritures
Car dans les Livres saints, le Père qui est aux cieux s'avance
de façon très aimante à la rencontre de ses fils, engage conversation avec eux;
une si grande force, une si grande puissance se trouve dans
Les versions faites avec soin sont recommandées
22. Il faut que l'accès à
Devoir apostolique des docteurs catholiques
Le saint Concile encourage les fils de l'Eglise, qui s'adonnent aux études bibliques, à continuer de poursuivre avec toute leur application, selon le sens de l'Eglise, l'oeuvre heureusement commencée, en renouvelant de jour en jour leurs forces.
L'importance de
24. La sainte théologie s'appuie sur la parole écrite de Dieu,
ainsi que sur
C'est aussi de la même parole de l'Ecriture que le ministère de la parole, autrement dit la prédication pastorale, la catéchèse et toute l'instruction chrétienne, dans laquelle il faut que l'homélie liturgique ait une place privilégiée, est nourri de façon salutaire et trouve sa sainte vigueur.
La lecture de
25. Aussi est-il nécessaire que tous les clercs, avant tout
les prêtres du Christ et tous les autres qui, comme diacres ou catéchistes,
s'appliquent de façon légitime au ministère de la parole, s'attachent aux
Ecritures par une lecture assidue et une étude soigneuse, pour que nul d'entre
eux ne devienne " au dehors un vain prédicateur de
Qu'ils approchent donc de tout leur coeur le texte sacré
lui-même, soit par la sainte liturgie, qui est remplie des paroles divines,
soit par une pieuse lecture, soit par des cours faits pour cela ou par d'autres
méthodes qui, avec l'approbation et le soin qu'en prennent les Pasteurs de
l'Eglise, se répandent de manière louable partout de notre temps. Mais la
prière -- qu'on se le rappelle -- doit accompagner la lecture de
Il appartient aux saints évêques " chez qui se trouve la doctrine apostolique " de former opportunément les fidèles qui leur sont confiés à un usage judicieux des Livres divins, surtout du Nouveau Testament, et en tout premier lieu, des Evangiles, au moyen de versions des textes sacrés, qui soient munies d'explications nécessaires et vraiment suffisantes, pour que les fils de l'Eglise fréquentent les Ecritures en toute sécurité et de manière profitable, et se pénètrent de leur esprit.
De plus, que soient composées des éditions de
EPILOGUE
26. Ainsi donc, par la lecture et l'étude des Livres saints,
" que
Rome, près Saint-Pierre, le 18 novembre 1965.
NOTES
AVANT PROPOS
(1) Cf. S. Augustin. L'enseignement
religieux des simples, c. IV, 8: P.L. 40. 316.
CHAPITRE I
( 2) Cf. Eph. 1,
9.
(3) Cf. Eph. 2, 18;
2 Pet. 1, 4.
(4) Cf. Col. 1, 15;
1 Tim. 1, 17.
(5) Cf. Ex. 33, 11; Jo.
15, 14-15.
(6) Cf. Bar. 3, 38.
(7) Cf. Mt. 11, 27; Jo. 1.14 et 17; 14. 6: 17. 1-3; 2 Cor. 3. 16 et 4, 6; Eph. 1, 3-14.
(8) Cf. Jo. 1, 3.
(9) Cf. Gen. 3, 15.
(10) Cf. Rom. 2,
6-7.
(11) Cf. Gen. 12.
2-3.
(12) Cf. Jo. 1,
1-18.
(13) Epître à Diognète,
c. VII, 4; Funk, Patres apostolici, I, p. 403.
(14) Cf. Jo. 3,
34.
(15) Cf. Jo. 5, 36;
17, 4.
(16) Cf. Jo. 14,
9.
(17) Cf. I Tim. 6, 14 et Tit. 2, 13.
(18) Conc. du Vat. I, Const. dogm. sur la foi cath.. ch. 3, La foi, Denz. 1789 (3008).
(19) 2e Conc. d'Orange, can. 7, Denz. 180 (377); Conc. Vat. I, loc. cit. Denz. 1791
(3010).
(20) Conc. Vat. 1, Const. dogm. sur la foi cath., ch. 2, La révélation, Denz. 1786 (3005).
(21) Cf. Rom. 1,
20.
(22) Conc. Vat. I, Const. dogm. sur la foi cath., ch. 2, La révélation, Denz. 1785-1786 (3004-3005).
CHAPITRE II
(23) Cf. 2 Cor. 1.20; 2 Cor. 3, 16 à 4, 6.
(24) Cf. Mt. 28, 19-20 et Mc. 16, 15; Conc. de Trente, Sess. IV, décret Les Ecritures canoniques, Denz. 783 (1501).
(25) Cf. Conc. de Trente, loc. cit.; Conc. Vatic. I, sess. 111, Const. dogm. sur la foi cath., ch. 2, La révélation, Denz. 1787 (3006).
(26) S. Irénée, Contre les hérésies, III, 3, 1, P.G. 7, 848; Harvey, II, p, 9.
(27) Cf. 1 Jo. 3,
2.
(28) Cf. 2 Thess. 2, 15.
(29) Cf. Jud. 3.
(30) Cf. Conc. de Nicée II, Denz. 303 (602); Conc. de
Constantinople IV, sess. X:
can. 1, Denz. 336 (650-652).
(31) Cf. Conc. Vatic. I, Const. dogm. sur la foi cath., ch. 4, la foi et la raison Denz. 1800 (3020).
(32) Cf. Luc. 2, 19 et 51.
(33) Cf. Col. 3.16.
(34) Cf. Conc. de Trente. décret Les Ecritures canoniques, Denz. 783 (1501).
(35) Cf. Act. 2, 42
grec.
(36) Cf. Pie XII. Const. Apost. Munificentissimus Deus, ler nov. 1950. AAS 42 (1950), 756, rapportant les paroles de saint Cyprien, lettre 66, 8: CSEL 3, 2. 733: " L'Eglise, c'est le peuple uni à son évêque et le troupeau s'attachant à son pasteur. "
(37) Cf. Conc. Vatican I. Const. dogm, sur la foi cath., ch. 3, La foi, Denz. 1792 (3011).
(38) Cf. Pie XII, Encycl. Humani generis, 12 août 1950: AAS 42 (1950), 568-569;
Denz. 2314 (3886).
CHAPITRE III
(39) Cf. Jn. 20, 31; 2 Tim. 3, 16; 2 Pet. 1, 19-21; 3, 15-16.
(40) Cf. Conc. Varie. I, Const. dogm. sur la loi cath., ch. 2, La révélation: Denz. 1787 (3006); Comm. bibli. décret du 18 juin 1915: Denz. 2180 (3629); Enchir. bibli. 420; Supr. Congr. du Saint Office: Lettre du 22 décembre 1923: E. B. 499.
(41) Cf. Pie XII, encycl. Divino afflante Spiritu. 30 sept. 1943: AAS 35 (1943), 314; E. B., 556.
(42) Dans l'homme et par l'homme: cf. Hébr. 1, I, et 4, 7 (dans): 2 Sam. 23, 2; MI. I, 22 et passim (par); Conc. Vatic. I, schéma de la doctr. cath., note 9, Collect. Lac. VII, 522.
(43) Léon XIII, Encycl. Providentissimus Deus, 18 nov. 1893, Denz. 1952 (3293): E. B., 125.
(44) Cf. Saint Augustin, Comment. litt. de
(45) S. Augustin,
(46) S. Augustin. La doctrine chrétienne, III, 18, 26: P.L. 34, 75-76; CSEL 80, 95.
(47) Pie XII, loc. cit.: Denz. 2294 (3829-3830); E. B. 557-562.
(48) Cf. Benoît XV, Encycl. Spiritus Paraclitus, 15
sept. 1920, E. B., 469; S. Jérôme, Sur l'épître aux Galates, 5, 19-21,
P.L. 26,
(49) Cf. Conc. Vatican I, Const. dogm. sur la loi cath., eh. 2, La révélation: Denz. 1788 (3007).
(50) S. Jean Chrysostome, Sur
CHAPITRE IV
(51) Cf. Gen. 15, 18.
(52) Cf. Ex. 24,
8.
(53) Cf. Ps. 21,
28-29; 95, 1-3; Is. 2, 1-4; Jér. 3. 17.
(54) Cf. Luc. 24,
44; Jo. 5.39; I Pet. l. 10.
(55) Cf. I Cor. 10,
11.
(56) Pie XI, Encycl. Mit brennender Sorge,
14 mars 1937: AAS 29 (1937), p. 151
(57) S. Augustin, Questions sur l'Heptateuque, 2, 73: P.L., 34, 623.
(58) Cf. Luc. 22,
20; 1 Cor. 11, 25.
(59) S. Irénée, Contre les hérésies, III, 21, 3: P.G.
7,950 (= 25, 1: Harvey, 2, p. 115); S. Cyrille de Jérusalem, Catéch., 4,
35: P.G., 33, 497; Théodore de Mopsueste. Sur Soph., 1, 4-6: P.G.. 66, 452 D --
(60) Cf. Mat. 5. 17; Luc. 24, 27; Rom.
16, 25-26; 2 Cor. 3, 14-16.
CHAPITRE VI
( 61) Cf. Rom. 1,
16.
( 62) Cf. Gal. 4, 4.
( 63) Cf. Jo. 1, 14.
( 64) Cf. Jo. 12, 32
grec.
( 65) Cf. Jo. 6,
68.
( 66) Cf. Eph. 3,
4-6, grec.
(67) Cf. S. Irénée, Contre les Hérésies, III, 11, 8:
P.G. 7, 885; éd. Sagnard,
p. 194.
(68) Cf. Act. 1,
1-2.
(69) Jo. 2. 22; 1Z. 16; coll. 14, 26; 16, 12-13; 7, 39.
(70) Cf. Jo. 14. 26; 16, 13.
(71) Cf. l'Instruction Sancta Mater Ecclesia publiée par le Conseil Pontifical pour promouvoir les études bibliques, AAS 56 (1964), p. 715.
(72) Cf. Luc. l,
2-4.
(73) Cf. Mat. 28,
20.
(74) Cf. Jo. 16. 13.